Gouttières et chéneaux : comment les entretenir avant l’hiver ?
Les feuilles tombent, les pluies s’installent et les premières gelées approchent. L’automne est le bon moment pour vérifier l’évacuation des eaux de pluie de votre maison.
Discrets toute l’année, la gouttière et le chéneau sont pourtant en première ligne dès que le temps se dégrade. Lorsqu’ils sont bouchés ou abîmés, c’est toute la toiture, et parfois la façade, qui en subissent les conséquences.
La bonne nouvelle, c’est qu’un entretien gouttière se résume à peu de choses : retirer les feuilles et les débris, rincer, vérifier que la descente est dégagée, puis contrôler les crochets, les joints et la pente. Une fois par an, à l’automne, quand la chute des feuilles est bien avancée. Voici comment s’y prendre, et dans quels cas il vaut mieux faire appel à un couvreur-zingueur.
Entretien gouttière : quelques chiffres pour l’Ain
- 1 117 mm de pluie par an à Ambérieu-en-Bugey, avec plus de 117 mm en octobre comme en novembre, les deux mois les plus arrosés (Météo-France, normales 1991-2020). Pour une toiture de 100 m², cela représente plus de 110 000 litres d’eau à évacuer chaque année.
- 65 jours de gel par an en moyenne sur la même station, dont 14 à 16 par mois de décembre à février (Météo-France).
- 32 % des dégâts des eaux en maison viennent de la toiture, des gouttières et chéneaux qui débordent ou des balcons (Observatoire de la sécurité des foyers, 2024).
- +134 % d’indemnisations pour dégâts des eaux en vingt ans, selon France Assureurs (Banque des Territoires).
À savoir aussi : les infiltrations lentes liées à un défaut d’entretien ne sont généralement pas prises en charge par les assureurs (Observatoire de la sécurité des foyers).
Gouttière ou chéneau : deux ouvrages, une même mission
Tous deux récupèrent l’eau du toit pour la conduire jusqu’aux descentes d’eaux pluviales. La gouttière est fixée au bas du versant par des crochets. Le chéneau, plus large, est souvent intégré à la construction, au pied d’un versant ou le long d’un mur. Il est généralement en zinc, parfois en cuivre ou en aluminium.
Leur rôle est d’éloigner l’eau des murs, de la charpente et des fondations. Quand ils sont bouchés ou abîmés, l’humidité s’installe là où elle ne devrait jamais arriver. C’est particulièrement vrai pour le chéneau : comme on le voit mal depuis le jardin, c’est souvent lui qu’on oublie.
Pourquoi faire l’entretien des gouttières avant l’hiver ?
À l’automne, feuilles, brindilles et aiguilles de pin s’accumulent dans la gouttière et le chéneau jusqu’à former un bouchon. En Bresse, dans la Dombes ou dans le Bugey, où beaucoup de maisons sont entourées de haies et d’arbres, c’est presque inévitable. À la première grosse pluie, l’eau déborde au lieu de s’écouler.
Avec le gel, c’est pire : l’eau qui stagne se change en glace, prend du volume et peut déformer une gouttière, ouvrir les joints d’un chéneau ou arracher des crochets. Dans les secteurs plus en altitude, comme le Haut-Bugey ou le Pays de Gex, le poids de la neige s’y ajoute. Les dégâts se voient ensuite sur la façade, sur les bandeaux et planches de rive, et parfois jusque dans la charpente.
Intervenir avant l’hiver est toujours plus simple que de réparer après les dégâts.
Les signes qui doivent vous alerter
Le plus simple est d’observer votre maison pendant une averse, depuis le sol. Méfiez-vous si vous voyez :
- de l’eau qui déborde par-dessus la gouttière ou le chéneau ;
- des coulures ou des traces vertes et noires sur la façade, sous la gouttière ;
- une gouttière qui penche ou dont les crochets ont lâché ;
- des joints ou des raccords qui suintent ;
- de l’eau qui stagne après la pluie, signe possible d’une pente insuffisante ;
- des bandeaux ou des planches de rive qui noircissent ou s’écaillent.
Un seul de ces signes suffit à justifier un contrôle.
Entretien gouttière et chéneau : les bons gestes
Un entretien se fait en quelques étapes :
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- Retirer les feuilles et les débris, à la main gantée ou avec une raclette en plastique.
- Rincer au jet d’eau depuis le point le plus éloigné de la descente.
- Vérifier que la descente d’eaux pluviales et le regard au pied du mur sont bien dégagés.
- Contrôler les crochets, les joints et la pente.
Une fois par an, à l’automne, quand la chute des feuilles est bien avancée, c’est un bon rythme. Un second passage au printemps peut être utile si la maison est entourée d’arbres.
Ne pas oublier l’entretien de la toiture
Le nettoyage du bas des versants est utile aussi, car les feuilles, les débris et la mousse qui s’y trouvent finissent dans la gouttière à la prochaine pluie. Un entretien toiture régulier évite de recommencer l’entretien gouttière quelques semaines plus tard.
Attention au travail en hauteur
Gardez en tête que ce travail se fait en hauteur et que les chutes font partie des risques les plus sérieux en bricolage. Une échelle appuyée contre une gouttière n’est pas stable, et marcher sur la toiture est dangereux. Si l’accès n’est pas facile et sûr, mieux vaut confier le nettoyage à un professionnel : notre prestation d’entretien et réparation de toiture comprend le nettoyage des gouttières et le contrôle de la couverture.
Réparer ou remplacer ?
Pour un joint qui suinte ou un crochet desserré, une réparation sans tout changer peut être suffisante. Si le métal est perforé ou corrodé, ou si la pente n’est plus bonne, le remplacement est une solution plus adaptée. Dans les deux cas, notre premier travail est de chercher l’origine du problème : un débordement peut venir aussi bien d’une évacuation bouchée que d’une pente à reprendre.
De plus, le chéneau ne correspond pas toujours à une dimension standard. Grâce à notre atelier de pliage et de façonnage, nous prenons les mesures sur le chantier, façonnons la pièce en zinc, cuivre ou aluminium, puis la posons. C’est tout notre savoir-faire en couverture et zinguerie. Et si l’humidité a déjà atteint la charpente ou le bardage, nous intervenons aussi en isolation, charpente et bardage.
Questions fréquentes
À quelle fréquence faire l’entretien des gouttières et des chéneaux ?
Au moins une fois par an, de préférence à l’automne, quand la chute des feuilles est bien avancée. Si votre maison est entourée d’arbres, un second passage au printemps est utile. Pensez aussi à jeter un œil après un gros coup de vent ou un orage.
Peut-on faire le nettoyage soi-même ?
Quelques gestes simples sont possibles quand l’accès est facile et sûr, par exemple depuis le sol ou depuis une plateforme stable. Dès qu’il faut monter sur une échelle haute ou sur la toiture, mieux vaut confier le travail à un couvreur : les chutes de hauteur sont un vrai risque.
L’entretien de la toiture est-il utile en plus de celui des gouttières ?
Oui, au moins dans le bas des versants. Les feuilles et les débris qui restent sur la toiture finissent dans la gouttière à la prochaine pluie. Traiter les deux en même temps évite de devoir recommencer quelques semaines plus tard.
Un doute sur vos gouttières ou vos chéneaux ?
BP Couvre Toit, couvreur-zingueur installé près de Bourg-en-Bresse, intervient dans tout l’Ain (voir notre zone d’intervention) avec plus de 19 ans d’expérience.
Nous venons voir sur place, nous cherchons l’origine du problème et nous vous proposons une solution adaptée à votre bâtiment, pour l’entretien gouttière comme pour la réparation ou le remplacement d’un chéneau.
Téléphone : 07 88 89 89 29
Mail : contact@bpcouvretoit.fr
Adresse : 168 Chemin Cour de Paille 01400 – Chanoz-Châtenay
Sources :
- Météo-France, fiche climatologique de la station d’Ambérieu (01), statistiques 1991-2020 : précipitations annuelles et mensuelles, nombre de jours de gel.
- Observatoire de la sécurité des foyers (Covéa, Verisure, Saretec), communiqué de presse « Dégât des eaux », avril 2024 : causes des dégâts des eaux en maison individuelle, nombre de sinistres déclarés par jour, prise en charge des infiltrations lentes.
- France Assureurs, conférence annuelle du 26 mars 2025, rapportée par Banque des Territoires / Localtis : évolution des indemnisations et de la fréquence des dégâts des eaux.